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Sloan ϟ Hunt you down, eat you alive. [Terminée]

Sloan
Diakoptis
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Sloan ϟ Hunt you down, eat you alive. [Terminée] Mar 3 Avr - 2:09

Sloan Reagan
- Sorry. I was busy talking about my feelings and killing people. -

 
ft. Levi - Shingeki no Kyojin

 NOM ; Reagan
 PRÉNOM ; Sloan
 AGE ; 26
 SEXE ; masculin
 NATIONALITÉ ; du coin
 SEXUALITÉ ; tout ce qui passe
 SITUATION CONJUGALE ; son copain lui courre après mais il n'en a rien à faire, alors on va dire qu'il est libre comme l'air
 OCCUPATION ; tueur à gage et boxeur professionnel (illégalement ofc)
 PARTICULARITÉ ; est toujours d'humeur maussade, plongé dans un mutisme dont il ne sort que pour balancer des réflexion déplacées, ou pour jouer avec les gens, s'ils présentent un quelconque intérêt pour lui. Il fume comme un pompier, sa prochaine mort sera certainement due à un cancer des poumons, ou de la peau, vu qu'il est pas mal tatoué (voir des deux).

 POUVOIR ; shadow. Il se fond dans les ombres du sol, des murs, bref, il peut être n'importe où, être votre alter égo, vous ne le verrez pas avant qu'il ne fonde sur vous.
 NOMBRE DE MORTS ; c'est sa 4e vie, donc 3 morts.
 CAUSES DES MORTS ; accident de voiture (c'est un euphémisme), crime passionnel (plusieurs coups de couteau et une lente agonie) et tir de fusil à pompe dans la tête.
 NUMERO ; 66
 NOMBRE D'ELIMINATIONS ; 24 (ça fait un p'tit bout de temps qu'il tue)
 
INSIDE MY MIND

 Des rayons de soleil filtrent par tes persiennes entrouvertes. Tu soupires et te redresse, accusant le coup. T’as une gueule de bois monstre. Tu portes ta main à ta bouche, ta tête tourne furieusement. Lentement, tu te relèves et attrape un verre d’eau, en essayant de rassembler tes souvenirs : t’es allé en boite, tu crois, la veille. Tu cherches parfois à te vider la tête, à oublier que ça fait cent ans que tu erres sur cette terre sans pouvoir mourir. Alors tu bois, beaucoup, trop. Au point de pas te souvenir de ce que tu as fait, et de te réveiller dans une ruelle froide le lendemain matin, à l’autre bout de la ville. D’ailleurs y’a quelqu’un dans ton lit, t’es un tombeur éméché, une fois quelques verres enfilés. Une tête brune, de longs cheveux féminins. Elle ne restera pas longtemps, elles partent toutes.

Ton reflet dans le miroir de la salle de bain pourrait faire peur à un mort-vivant, alors tu fais couler de l’eau dans ta baignoire, et, lorsqu’elle est brûlante et bien fumante, tu te glisses dedans. C’est lorsque tu éprouves ce genre de sensations – la douleur, notamment – que tu te sens vivant, dans ce corps qui n’est pas le tien. Tu plonge la tête sous l’eau, et barbotte le plus longtemps possible en apnée, tes cheveux noirs fins, coupés en un dégradé à la Jonny Deep, te chatouille le front et les joues. Ils sont longs sur le haut du crâne mais leur longueur diminue en dégradé vers le bas. Tu essaie d’ouvrir tes yeux gris perle, mais y renonce bien vite. L’eau chaude te fais un bien fou, soulage ton corps endolori. Tu t’es peut-être battu pour cette nana, dans la boite. Ce ne serait pas étonnant, mais tu ne sais plus. En émergeant de l’eau, balançant des gouttes partout dans ta salle de bain en carrelage gris. Tu courbe ton grand corps d’1m82 hors de l’eau, pour attraper un paquet de clope planqué dans un coin. Avec tes mains, aux doigts tordus, tu en allume une en te replongeant dans l’eau. Tes genoux écorchés dépassent de la baignoire. T’aime te battre. Pas autant que tuer, mais comme tu gagnes tout le temps, t’en raffole. Tu lèves une patte. T’es pas imberbe – manquerait plus que ça – mais pas non plus un yéti, juste des poils de mâle, quoi. T’as des entailles et des bleus un peu partout, des blessures de guerre. Faut dire que t’es lutteur, boxeur, pour arrondir tes fins de mois. C’est pas que le crime ne paie pas, mais plutôt que l’on ne fait que rarement appel à tes « services ». Du coup, parfois, tu te balade dans l’ombre des gens, et tu guette une victime alléchante. Si elle t’intéresse, tu joues au chat et à la souris avec elle, te fait passer pour quelqu’un de proche, avant de mettre fin à ses jours, d’une manière ou d’une autre.

T’aime tuer, tu y es accro, encore plus qu’à la clope.

Tu sors du bain au bout d’un moment, et glisse une serviette autour de ta taille. Tu te jettes un coup d’œil dans la glace. Ton corps est rougi par la chaleur de l’eau, ta peau partagée entre le rose et le noir. D’habitude, t’as un teint blafard, accentué par tes nombreux tatouages noirs. Certains datent d’avant ta réincarnation, eux grandes ailes qui descendent sur tes épaules et tes bras. T’es un ange de la mort, ça te va bien. Quelques un sur ton avant-bras droit aussi, le reste, c’est toi, des symboles, des lignes, des lettres, des dessins, une petite fortune sur ta peau. Autant dire que faut vraiment être maso pour te considérer comme un bad boy séduisant. C’est clair qu’avec ton air sombre, et tes longs cils, t’as l’air d’un mafieux mystérieux, mais il en faut une bonne paire pour t’aborder, vu la gueule que tu tires. T’as l’air d’un bouledogue, mais tu n’aboie jamais, tu agis toujours en silence, dans l’ombre, parce que c’est là qu’est ta place.

Tu sors. T’es seul, à nouveau. La femme est partie, récupérant ses affaires éparpillées sur le sol. Dommage, tu aurais aimé jouer avec elle, la manipuler pour mieux la briser, parce que ça te grise. Tu te sens puissant, et t’es dépendant au pouvoir, à la domination. Tu aimes voir toutes les facettes de leur visage : joie, amour, espoir, tristesse, dégout, terreur, renoncement. Toute une palette d’émotion que tu as appris à imiter, calquant sur ton visage des sentiments que tu es incapable d’exprimer, pour mieux t’amuser avec ceux qui t’entourent.

Manipulateur, tu n’en es pas moins possessif, et parfois, ça te fais criser. Ce sont tes jouets, pas ceux des autres. Du coup, il t’arrive de t’emporter pour rien, parce que derrière tes airs de statue de marbre, tu n’es qu’une boule de nerf sanguinaire. Mais tu fais de ton mieux pour te contrôler.

Et puis sinon, les cadavres pleuvent dans ton sillage. Parce que t'as la gueule presque aussi tordue que ton esprit malfaisant.

 
I CHOSE THIS PATH

 Tu baisse tes yeux vers ta victime, et, sans un mot, dépose un baiser sur ses lèvres, au coin desquelles perlent des gouttes de sang. Tu les essuies d’un doigt, et un sourire s’étire sur ta gueule d’ange.

Acte I – Vilain petit canard

Tu nais sous le nom de Sloan Sullivan, de parents trop jeunes et trop irresponsables pour que tu sois voulu. C’est peut-être pour ça, que t’es étrange, dès ton plus jeune âge : ta mère a fumé tout ce qui peut être fumable sur cette terre pendant qu’elle t’avait dans le ventre. De toute manière, l’avortement est illégal, et ni elle ni t’ont père n’ont les moyens de payer un aller-retour vers l’Angleterre, puisque tout passe dans les substances illicite. Voilà pourquoi tu n’es pas un bon citoyen catholique, depuis tout jeune. Dès ta naissance, tu es à moitié abandonné, on te nourrit très mal, et tu développes une anémie qui te poursuivra jusqu’à ta mort. Pourtant, tu aurais pu être mignon, avec tes tâches de rousseurs et tes cheveux couleur carotte. Entre ça, tes poumons de fumeurs et tes neurones en moins, autant te dire que ta vie c’est pas la joie. Pourquoi les services sociaux ne sont pas intervenus ? Aucune idée. Peut-être que finalement, y’a que les bons p’tits citoyens avec de l’espoir qui bénéficie d’un placement en famille d’accueil.

Toi, t’as les mots « cause perdue » inscrits sur le front dès ton plus jeune âge.
Autant abandonner de suite l’école. Eh bien non, t’as beau être ravagé, ne pas dormir, tu ne rêves que d’une chose : devenir pilote. Tu t’y accroche. Encore. Encore. Jusqu’à tes 12 ans. Là, ta mère t’apprend qu’elle est malade, et qu’elle a besoin d’argent. Alors elle te fout à la rue, pour faire les trottoirs. Alors tu obéis, t’es qu’un gamin. Au fond, tu te dis que c’est pour elle, et puis que si elle va mieux, elle arrêtera de se droguer. Alors peut-être que ton père aussi. Tu gardes espoir. Espoir d’entrer un jour à l’école d’aviation. Tu subis, mais t’es trop jeune pour réellement comprendre ce qu’il t’arrive. Trop jeune pour être réellement consentant. Trop jeune pour t’enfuir en courant devant les horreurs que tu subis. Pour ta p’tite mère. Celle qui s’est contentée de mettre bas, au lieu de t’aimer.

Ta p’tite tête de carotte plait bien aux plus tordus, même quand t’as la mâchoire en sang.

Alors, évidemment, un jour tu comprends que t’es plus rattrapable. T’as jamais voulu y croire, mais quand ta mère meurt de sa maladie, qu’elle n’a pas soigné, tu te résigne. Alors tu décides de retourner la situation, tu profites de ceux qui sont accro aux substances pour en faire ton commerce, à commencer par ton père. Tu lui prends assez d’argent pour rembourser ce que t’as fait pour eux, et tu montes ton entreprise, avec du bon opium, et autres drogues.

Mais un de tes amis, si ce n’est le seul, et celui en qui tu as toujours cru, que tu connais des trottoirs, te trahit. Il te balance aux flics, faisant croire que t'es un indépendantiste qui veut comploter avec les terroriste de l'armée libre irlandaise. Faut croire que la loyauté n’existe pas, même quand t’as plus rien à perdre. Ça aurait pu finir bien, t’aurais juste fait de la taule, balancé à ton tour des noms pour alléger ta peine, mais y’a fallu que tu t’sois piqué. Dans un état second, tu tires sur un flic. Puis un deuxième. C’est ton premier contact avec la mort. Ça te grise. Ton histoire finit en poursuite à la Fast and Furious. Sauf que toi, tu te prends un mur en pleine gueule.

Requiesquat in pace, Sloan Sullivan, 1915- 1931–

Acte II – Icare trop près du Soleil

Sans comprendre ce qu’il t’arrive, alors que tu pensais être au bout de tes peines, te voilà de nouveau dans un corps. Sans prévenir. Tu prends une bouffée d’air frais, tandis que la scène de ta mort, la violence du choc, le bruit de ta chair explosant contre la vitre et le mur en béton, et cette furieuse douleur à l’arrière du crâne te reviennent en mémoire. T’es au milieu d’un cours de violon, tu hurle comme si tu venais de voir Lucifer en personne, dans toute sa laideur. Des têtes inconnues te regardent, dans leurs uniformes tout propres et repassés. Tu jures, te fais réprimander, et tu sors en courant de la classe. On ne te laisse pas te barrer de l’école, mais tu réussis à aller aux chiottes.

T’es incapable de prononcer deux mots. T’es plus toi. Alors tu te poses des questions sur ce délire : c’est parce que tu avais rêvé de ton ancienne vie ? Ou parce que tu t’es réincarné ? Le choc passé, tu t’en contrefous. Tu te mets à poil dans les toilettes, t’examine sous toutes les coutures, et tu n’es pas déçu. T’es un beau gosse, avec ta mâchoire carrée, ta silhouette élancée et musclée, rien à voir avec le rouquin faiblard que tu étais avant. Puis une fille entre. Elle hurle. Toi tu la regarde avec étonnement et te retourne. Là tu aperçois quelque chose, un truc noir, dans ta nuque. Un code barre. Gentiment, un pion te fais comprendre que t’es pas dans les bonnes chiottes, et que ce serait bien que tu te rhabille. Tu fais un sourire ravageur à la fille qui t’as surpris, comme dans les films. Dingue, elle rougit. Faut dire que ton corps est celui d’un dieu vivant. Mais tu t’rhabille, on te menace d’être expulsé.

Alors tu finis à l’infirmerie, on te pouponne plus que t’as mère ne l’a jamais fait. Pourquoi t’as gardé ces foutus souvenirs ? Tu pleures dans les bras de l’infirmière, dernière fois que des larmes ont coulé le long de tes joues. Tes parents viennent te chercher, enfin, ta mère, la nouvelle, dans une énorme voiture dont le prix doit être supérieur à celui de trois maisons dans ton ancien quartier. Elle est belle, ta mère, t’aurais bavé dessus si ça avait pas été de l’inceste. Avec ses cheveux châtains ramenés en une coiffure élaborée mais figée, ses yeux débordent d’amour, ça te choque. Pourquoi personne ne t’as jamais regardé comme ça, toi, mis à part des clients ivres ? Tu ne pipe mot et attend d’en savoir plus sur ta nouvelle vie. La douleur dans ta nuque, vestige de ta première mort, ne s’en va pas. Tu te la frotte souvent, nerveusement.

Tu vis chez un avocat et une architecte, tous deux de renoms, dans une villa moderne que tu n’as jamais vu que dans les films qui passent au cinéma – auquel t’as jamais pu aller plus d’une fois en 21 ans, en fait, mais on t’a raconté. T’as 17 ans, et la possibilité de réussir ta vie. Visiblement, Aguistin Beckett rêve d’être artiste, passe sa vie à peindre et à écouter de la musique. Mais il se prépare aussi à reprendre le cabinet de sa mère. Il a une sœur, plus âgée, Caiterina, qui brille dans sa fac, en Angleterre, pour s’orienter vers la profession du père.

La thune, ça aide, c’est pas qu’un mythe.

Sauf que t’as beau essayer de t’y prendre de toutes les manières possibles, le destin te revient toujours dans la gueule. Ta nouvelle mère tombe malade après que tu aies fêté tes 22 ans – t’as jamais vécu aussi vieux avant – d’une sclérose en plaque. Furieusement atteinte, elle ne tarde pas à être hospitalisée, et à mourir. Ca dévaste son mari, qui enchaîne ulcère sur ulcère, rate tous ses procès et affaires, et tombe dans la déchéance. Renié par sa fille, celle-ci continue sa vie loin d’eux, grand bien lui face, c’est une catin des îles, qui n’aspire qu’à lécher les orteils puants de la reine d’Angleterre. Toi t’es en plein dans tes études, mais tu laisses tout pour aider ton père. Tu le fais interner, mais c’est trop tard. Dans un éclair de conscience, il lègue la moitié à sa fille, l’autre à toi, avant de mettre fin à ses jours avec un lacet – une catin des îles britanniques, je disais.

Confortablement assis sur ton héritage, tu pleures une mère pour la deuxième fois, et un père pour la première. Les deux t’attristent, tu les aimais bien, mais a ne dure pas longtemps. Trois ans plus tard, tu te fiance avec la femme de ta vie, ou de ta mort, tu sais toujours pas. Mais les hommes ne changent pas, et demeurent des bêtes, alors tu gâche tout, et en beauté. Tu la trompe, tout simplement. Et tu en parles, lors d’une soirée arrosée, à ta meilleure amie, qui te fais passer un test fourbe, alors que t’es torché et pas vraiment consentant. Elle s’empresse de tout dire à ta fiancée. Mais toi, tu ne le sais pas, tu ne sais pas que tu es trahi.

Alors, par peine et désolation, ravagée par la haine, ta douce et belle fiancée t’attache un soir au lit. Tu crois que c’est un nouveau fantasme, ce n’est qu’un moyen de t’immobiliser pour te tuer. Elle te plante un, deux trois. Encore un. Un autre. Et puis un dernier coup de couteau. Paralysé, tu te vide lentement de ton sang, sur votre lit d’amour. Et tu comprends. Elle te confesse tout savoir, avant de se donner la mort à son tour. Son corps délicat s’effondre sur toi dans un bruit dégoûtant.

Tu meurs tandis que votre sang se mêle dans un flot écarlate, sur votre nid d’amour. Dire que tu avais été si proches d'avoir tout ce que tu voulais.

Requiesquat in pace, Aguistin Beckett, 1931- 1956–

Acte III – Proie d’un chasseur

Encore une fois, tu te réveilles comme d’un mauvais rêve. Mais cette fois, quelque chose a changé. Tu sens une gêne au niveau de ton torse. Tu baisse les yeux sur le pyjama que tu portes, et aperçois une poitrine proéminente. Tu déglutis. Ce doit être une mauvaise blague. Tu te trouves dans une petite chambre très simple, mais dotée d’un miroir. Tu jures, mauvaise habitude. T’as de longs cheveux blonds qui te dégringolent jusqu’en bas des reins, et de jolis yeux bleus. T’as l’impression de voir ta fiancée. Tu ne sais pas depuis combien de temps elle t’as tué, mais cette fois tu as compris : tu te réincarnes. Alors d’un coup de poing rageur, tu brise le miroir. Le vacarme ameute d’autres femmes, qui entrent furibondes quelques minutes après dans ta piaule. Te voilà bien, avec ton nouveau corps débraillé et ensanglanté. Un détail attire ton œil, et tu te sens mourir de rire. Le destin joue avec toi. Tu éclate d’un rire fou.

Leurs habits noirs corbeau sévères montrent que tu te trouves dans un couvent.
Alors, tu passes trois semaines en isolation, ça te laisse le temps de ressasser ta mort, la deuxième, et de réfléchir aux opportunités de ta nouvelle vie. En sortant de ta cellule d’ermitage, tu fais mine de te repentir et regagne ta chambre. Un éclat de miroir a volé sous le lit, et grâce à lui, tu constates que ton code barre est toujours bien là. Que tu ne rêvais pas.

Alors tu prends un malin plaisir à diviser l’intérieur du couvent, te faisant loup parmi les innocentes brebis, que tu corromps avec tes mains douces. Tu jubiles, mais ce n’est que de courte durées, les mères supérieures décidant de t’expulser au bout d’un an sans progrès, malgré les interminables séjours en isolement.

Tu découvres les joies du corps féminin, mais aussi ses défauts, et tu voies les femmes d’une toute autre manière. Tu deviens plus ouvert d’esprit, et entreprend de te trouver du boulot, de reconstruire une vie. Tu as déjà 32 balais, mais tu vis chez ta famille, ravie de te voir sortie du couvent, où tu es rentrée sur un coup de tête, pour prouver à tout le monde que tu pouvais faire n’importe quoi. Tu te fais des amis, tu sors et profite des libertés de la vie, même si tu vie modestement. Sauf qu’un jour tu t’égare au bar, tu laisses entendre que tu t’es déjà réincarné, que tu es en fait un dieu vivant sur cette terre, et j’en passe. Mais l’ami auquel tu l’as dit, avec ton haleine alcoolisée, ne tient pas sa langue, et en parle à son colocataire presque immédiatement.

A partir de ce jour, tu te sens suivi, épié, quelqu’un joue avec toi comme dans un polar, et la police ne te crois pas. Le jour où il se jette sur toi, il fait l’erreur de se laisser abuser par ton corps voluptueux, et prends le temps de te violer. Tu l’avais expérimenté, homme, ça te dégoûte au moins autant, femme. Tu hurle, et tes parents qui rentrent des courses t’entendent. Ils débarquent et le surprennent, les parties encore à l’air, surplombant leur fille en larme sur le sol de l’entée. Il panique et décide d’exécuter ce pourquoi il était là, dans une tentative désespérée. Mais un coup de pied là où ça fait mal, te permet de retourner son arme, un couteau aiguisé, contre lui, et tu le tue sur le coup, en plantant la lame dans la jugulaire. Son visage près du tien, il murmure des paroles sans aucun sens, étranglées dans les gargouillis de son sang, avec un air en colère, comme mu par un désespoir profond. Ton regard est planté dans le sien jusqu’au bout. Fasciné. Par son pouvoir, parce qu’il comptait faire. Tu le sais, il était venu te tuer, te trancher la gorge, à toi. Tu frissonne, c’est terrifiant, humiliant, et pourtant, tu l’envie. Tu n’as toujours été que la victime, et tu en as marre. Mais il a laissé sa marque en toi, et fais de toi une faible proie. Tu rêves du jour où tu pourras inverser la position, et te venger de ceux qui ont toujours eu l’avantage sur toi – les forts, les puissants, hommes et femmes. Et surtout, ceux qui l’ont trahi.

Sur sa nuque, un code barre avec inscrit « 1 » semble tatoué. Tu te demandes s’il était comme toi, et les connexions se font vite. Après déjà deux existences, tu commences à savoir actionner tes neurones. Il voulait te tuer parce que tu étais comme lui. Alors, tu inspecte ton propre code barre. Le chiffre n'a pas  baissé. Cela veut-il dire que tu ne peux tuer ceux qui ont un code barre ? Un rictus se dessine sur ton visage à mesure que les connexions se font, mais tu n’as pas le temps de mettre en place le moindre plan machiavélique que tu te mets à vomir tout le temps et à demander à manger des betteraves. Tout le temps. Tu es en cloque de cette ordure. Or ta mère, armée de son pendentif à croix, ne risque pas de laisser sortir sa fille aller avorter. Tu es déjà une meurtrière, elle ne veut pas que tu t’attires plus le courroux de Dieu, et encore moins sentir les regards accusateurs des voisins sur sa nuque.

Ainsi, quatre mois après, c’est ton troisième père qui te trahit, ravagé par l’alcool et la maladie, il décide de tuer toute sa famille. Ça tombait bien, à cause des meurs de ce putain de pays, tu portais l’engeance de ton violeur, et te frapper tous les jours le ventre en pleurant n’y changeait rien, ta mère te récitant des prières matin midi et soir en t’enfermant toute la journée dans une pièce, pour t’empêcher d’avorter. Pire qu’au couvent.

Tu meurs donc pour la troisième fois, d’une balle de fusil à pompe dans la cervelle.

Requiesquat in pace, Morrighan Ferrell, 1956- 1991–

Acte IV – Gibier devenu prédateur

Cette fois, tu te réincarne un an et deux mois après ta dernière mort, d’un coup brutal. T’es au milieu d’un groupe de gars qui te roulent de coups en hurlant que t’es qu’un putain de sodomite, ou je ne sais qu’elle merde, bonjour l’évolution. Tu crache du sang, mais ils s’arrêtent, et, le visage dans une flaque de boue, entre deux bennes à ordures, tu savoure le fait de respirer, comme si cela t’avais manqué. Tu te redresse, et contemple la flaque d’eau marronnâtes à tes genoux. T’as l’air d’un drogué, avec tes cernes, tes cheveux noir corbeau, mais tes yeux gris semblent contempler, à nouveau, un inconnu. Tu soupire et t’installe le plus confortablement contre une poubelle. Et tu te mets à réfléchir, pour la première fois dans ce cercle de mort infinie, au sens de ton existence. Le code barre à la naissance de tes cheveux semble indiquer que plus tu tues ceux qui sont comme toi, des étrangers à cette vie, plus ton conteur se rapproche de zéro.

Alors, toi qui te croyais Dieu en ce monde, tu n’es pas seul, mais en plus, tu es en fait un tueur de Dieux. Un sourire mauvais s’étire sur ton visage, à mesure que tu mets en place tes idées. Puis une main se tend vers toi. Elle appartient à un grand roux aux cheveux longs et à la barbe négligée, qui te couve d’un regard étrange. Tu n’as jamais vu ce sentiment, entre pitié et remord. Sans un mot, tu saisis cette main forte, et suis l’étranger. Il s’appelle Nuallan, et t’appelle Rafer, t’as 19 piges. Mais il te noies sous un flot de parole, alors tu n’en sais pas plus sur toi. Et, contre toute attente, il te témoigne de l’amour, avec tendresse et dévotion. Le passage à tabac et les insultes précédentes trouvent donc leur explications, à tes yeux, en ta relation avec Nua.

Mais tu es mort trop de fois, tu as été trahi trop de fois, pour pouvoir accorder une once d’intérêt à qui que ce soit. Alors tu joues avec lui, tu ne lui parles jamais, n’allume jamais ton téléphone, mais il revient te voir, et tu le laisse espérer qu’il reste quelque chose de Raf en toi. Tu t’es renommé, par la même occasion, puisqu’à part ton amant, tu n’as aucune attache : Sloan Reagan, dans tes oreilles, ça claque, et ton toi originel reste celui de ta première vie. Enfin, à tes yeux.

Alors tu te prépares, ce que facilite ton corps de boxeur, et te mets en chasse. Prédateur, tu poursuis d’abord pour le plaisir les gens comme toi, puis tu décides d’en faire un business : pour écouler ton compteur en t’amusant, jusqu’à ce que la mort s’abatte à nouveau sur toi, tu traque, et tue les personnes que l’on te demande de cibler, avec une belle paie, qui augmente petit à petit, avant et après le meurtre. T’es un pro, tu fais attention au moindre détail, tu es si minucieux, même dans le choix des armes, que tes crimes passent aux faits-divers sans que personne n’établisse de connexion.

Tu es l’Ombre, et les parallels te craignent, murmurent ton nom, t’appellent silencieusement. Et toi, tu te fonds parmi eux sans un bruit, laissant dans ton sillage des cadavres, tandis que ton code-barres diminue.

T’es damné, ça te colle à la peau. Mais qu’est-ce que t’aime ça.

 
   PSEUDO ; Slo
 AGE ; 20
 DÉCOUVERTE ; partenariat
 COMMENTAIRE ; Dédicace spéciale à Cathleen  Fangirl
 CODE ; I'm a kitty cat
 BLABLA ; D'habitude je pose pas avant d'avoir tout, mais je vais pas tarder à me coucher, alors comme l'histoire est super harcode je veux votre aval plutôt que de pas dormir pour rien ! Je ne fais pas ça pour le plaisir d'écrire des pages sombres, je voulais donner à mon personnage de la profondeur et une raison valable de tuer avec détachement, j'espère que ça vous ira !    Angreyy  


Dernière édition par Sloan le Mar 3 Avr - 19:31, édité 5 fois
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Heroine Moris
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Re: Sloan ϟ Hunt you down, eat you alive. [Terminée] Mar 3 Avr - 3:34

Tout d'abord encore bienvenue parmi nous ♥️
L'histoire est woah, c'est tragique, y a plein de choses, j'apprécie beaucoup beaucoup ! Puis j'adore ta plume, c'est sérieux et beau mais des fois y a des lignes genre ça :
Citation :
c’est une catin des îles, qui n’aspire qu’à lécher les orteils puants de la reine d’Angleterre
et jte jure j'ai pleuré de rire, genre vraiment. C'était trop pour moi à l'heure qu'il est xD

Du coup, ton histoire passe totalement t'inquiète pas, Myl pensera sûrement la même chose, donc tu peux continuer ta fiche tranquillement, tu as deux semaines ♥️

ah aussi, combien de pourcentage de hasard que je regardais un letsplay du jeu de snk quand j'ai vu que tu as pris Levi en avatar ? jpp

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collapsing upon myself, the light burned out so very long ago - so long ago.It's plain to see ; so watch as I spiral down, collide and crash into the broken world.
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Myl
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Re: Sloan ϟ Hunt you down, eat you alive. [Terminée] Mar 3 Avr - 7:30

Aaaalors, tout d'abord bienvenue  ♥️
Ensuite, tout comme Eri, j'adore ta plumes, je ne crois pas avoir remarquée de fautes en plus, génial !

Un tout petit détail me chiffonne, si je comprends bien, Morrighan a tué un diakoptis, puisqu'il avait un tatouage, chose que les parallels n'ont pas, or le numéro de Morrighan baisse, mais le nombre d'un diakoptis ne baisse que s'il tue un parallel. Je te laisse corriger ça et les détails qui y font référence, tout le reste est parfait ~ ♥️

Hâte de voir ta fiche finie et de pouvoir te valider !
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Sloan
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Re: Sloan ϟ Hunt you down, eat you alive. [Terminée] Mar 3 Avr - 8:22

Oww merci pour les compliments, je vais rougir Fangirl
Ravie que ça vous plaise, j'aime bien mélanger sérieux et comique, héhé

Et puis...Levi quoi, c'était le destin Hey bby

Je pense qu'il y a des fautes (il était vraiment tard), mais je me relierai ce soir, et j'apporterai la modification au "tout petit détail" dont tu parle, je vais faire de ce gars un parallel, du coup, sinon il ne découvrirait jamais que le compteur baisse. Je peaufinerai tout ça cette aprem, et je finirai tout avant ce soir, normalement !

Je suis contente que ce soit pas "too much" pour vous xD
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Sloan
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Re: Sloan ϟ Hunt you down, eat you alive. [Terminée] Mar 3 Avr - 15:04

Je me permet d'écrire à la suite, j'ai terminé The feels

Du coup j'ai ajouté un caractère-physique, je peux éventuellement mettre en gras ses traits de caractère, si vous jugez ça utile, comme c'est long ^^

J'ai modifié le passage de l'histoire, et les fautes que j'ai vu trainer, donc voilàààààà~ ♥️
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Myl
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Re: Sloan ϟ Hunt you down, eat you alive. [Terminée] Mar 3 Avr - 19:42

Tout est bon pour moi hehe, je laisse Eri te valider, hâte de voir ton perso inrp, et bienvenue parmi notre petite famille ! Bro Hug
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Re: Sloan ϟ Hunt you down, eat you alive. [Terminée] Mar 3 Avr - 19:49

VALIDATION ROYALE

Et hophop, tout est bon ! J'ai beaucoup aimé la manière de décrire son caractère et physique, décrire une scène c'est moins chiant que lire juste un pavé jpp. J'ai hâte de te voir rp, je pourrais te quémander un lien~
Ok pour les modifications, tout est nickel ! Si tu as besoin de quoi que ce soit mp nous, pis si t'as besoin d'un avatar tu peux demander aussi dans la partie pour ehe

Bravooooo ! ♥️ Tu mérites actuellement tes cookies de bienvenue et ton baptême de paillettes.
Nous avons l'immense honneur de t'annoncer que ta superbe présentation a été validée par l'équipe, et que tu possèdes ainsi le droit de recenser ton avatar dans le bottin des avatars et ton pouvoir dans le bottin des pouvoirs pour enfin pouvoir jouer~ Tu peux également publier ta fiche de relation et demande de rp dans les relations.
Now go to play you little smurf ! Dance

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collapsing upon myself, the light burned out so very long ago - so long ago.It's plain to see ; so watch as I spiral down, collide and crash into the broken world.
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Sloan
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Re: Sloan ϟ Hunt you down, eat you alive. [Terminée] Mar 3 Avr - 20:13

Merci bien !

(Je vais rougir décidément :3)

J'ai aussi hâte de rp Omg
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Re: Sloan ϟ Hunt you down, eat you alive. [Terminée]

Sloan ϟ Hunt you down, eat you alive. [Terminée]
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