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Because no great story starts with a salad - ft. Myl

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Parallel
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Because no great story starts with a salad
ft. Myl

Samedi soir, il était neuf heures passées. Nombreux sont ceux qui profitaient de ce jour de repos pour se divertir la nuit, ce n'était pas le cas de Peter. Une épicerie coincée entre deux immeubles résidentiels aux environs du port, c'était au sein de ce petit commerce que le jeune homme travaillait depuis plusieurs mois. Il lui fallait bien une source de revenus : le loyer n'allait pas se payer tout seul et adopter un régime à base d'eau ne lui convenait pas. Le propriétaire n'était pas présent ce soir-là pour des « raisons personnelles », tsk. Encore un prétexte pour fuir le travail, il ne se doutait pas une seule seconde que Peter connaissait ses intentions : sécher le travail pour s'en aller fréquenter un bar. En y réfléchissant, sa présence à l'épicerie était inutile. Il passait son temps à rêvasser dans la salle de repos ou bien à fumer des quantités monstrueuses de cigarettes. S'il n'était pas enfermé dans les toilettes de l'arrière-boutique à s'amuser avec sa console de jeux, il tuait le temps en comptant et recomptant ses économies : il avait une certaine obsession pour l'argent. Peter n'appréciait pas sa compagnie, son humour lourd et sa paresse l'insupportaient. Ainsi, son absence lui était bénéfique. L'air devenait plus respirable et il pouvait profiter de la tranquillité du commerce le soir. Pourquoi se forçait-il à garder ce travail ? Le salaire. Mais ce n'était pas l'unique raison, il était difficile pour Peter de décrocher un emploi à mi-temps à cause de sa condition. Il aurait pu retourner dans le trafic de stupéfiants : non, il ne voulait plus se mêler à ces commerces illégaux.

Le dernier client venait de quitter la boutique, Peter partit se changer dans les vestiaires, s'assura d'éteindre derrière lui et sortit de l'épicerie. Il verrouilla la porte du commerce, rangea la clé dans une des poches de sa veste. Il appréciait le calme apaisant de ce quartier, une douce brise venait caresser son visage tandis qu'il restait immobile à contempler le paysage nocturne de la mer qui s'offrait à lui. Après plusieurs minutes à demeurer dans le silence, Peter décida de rentrer chez lui. Le calme qu'il trouvait rassurant commençait à l'accabler. Le bruit seul de ces pas contre le bitume résonnait dans cette rue déserte, occasionnellement un véhicule venait percer le silence mais rien de plus. Ce sentiment d'angoisse lui était insupportable, ces pas devenaient de plus en plus rapide. il vérifiait fréquemment le contenu de la poche intérieure de sa veste : son canif était toujours là.

Il avait l'impression d'être suivi, il se retournait de temps en temps pour s'assurer que personne le poursuivait. Fuir un mal imaginaire... Cette situation était risible, du moins c'était ce que Peter en pensait. Il s'arrêta à un carrefour et s'assit sur un banc : il lui fallait reprendre ses esprits. Alors qu'il venait de se calmer en admirant silencieusement l'horizon, un bruit retentit dans une ruelle près de lui. Serait-ce un chat errant ? Le vent ? Ou bien le simple fruit de son imagination ? Non, il l'avait bien perçut, serait-ce un homme ? Un sans-abris peut-être ? Lui voulait-il du mal ? Il s'en fallut de peu pour terrifier le jeune homme, de nouveau anxieux, Peter se leva en silence et observa avec insistance la ruelle à quelques pas de lui. Au moindre danger, deux choix s'offraient à lui : se défendre à l'aide son arme blanche ou bien prendre ses jambes à son cou.

Sam 7 Avr - 13:47
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Jackagirl
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BECAUSE NO GREAT STORY STARTS WITH A SALAD

Un verre. Deux verres. Trois verres. Tu arrêtas de compter. Tu ne savais même pas pourquoi tu avais commencé à compter d'ailleurs, si ce n'est pour te faire du mal. Tu savais qu'il ne fallait pas, tu savais que c'était mal. Tu voulais essayer, tu avais dit. Tu le penses toujours. Tu veux essayer, réellement essayer. Essayer de vivre normalement, essayer d'être stable, de te faire des amis. D'aller bien. Mais tu ne pouvais juste pas. Des fois tu retombais dans une tempête de chagrin, un torrent d'émotion, une tornade de haine. Tu ne pouvais haïr personne à part toi pour ton passé, mais tu ne pouvais pas t'en prendre à toi-même constamment. Il te fallait un bouc émissaire, quelque chose à blâmer. Tu blâmais alors le monde, comme maintenant. Tu venais dans ce bar, les yeux légèrement rouge, un regard froid. Tu buvais à la santé de la haine, ta haine. Tout en pensant que tu ne devais pas, mais que tant pis, tu allais le faire quand même. Tu es ce genre de personne très lucide de ses sentiments, tu ne peux pas totalement nier quelque chose ou te mentir à toi-même, car tu ne peux le faire assez pour faire en sorte d'oublier que tu le fais. Si tu nies quelque chose, tu sais que tu le nies, et tu seras consciente de ces deux choses constamment, tu ne nieras donc jamais complètement. Même raisonnement pour toute chose similaire. Tu buvais donc, sachant qu'il ne fallait pas. Te laissait devenir ivre, même si tu pensais qu'elle aurait honte de toi si elle te voyait. Tu sortais du bar, ivre. Cette fois tu ne pensais pas, tu étais saoul, perdue.

Seulement il n'en fallut pas beaucoup pour qu'un grand sourire se forme peu à peu sur ton visage. Oui, tu avais l'alcool drôle, l'alcool blagueur. Mais l'alcool collant aussi. Toi saoul, c'est un peu comme une gamine qu'on doit garder, dans un corps de femme. La première personne que tu vois et qui te plaît, tu vas la faire chier jusqu'à ce qu'elle décide de te laisser à terre, te laissant attendre le bon matin. Dommage pour ce jeune homme, ça semblait tomber sur lui. Tu divaguais dans les rues depuis peu et t'étais alors engagée dans une ruelle. Au début, tu ne voyais qu'une ombre. Il aurait dû prendre la fuite, le pauvre. Trop tard, tu t'approchais. Il avait l'air intrigué. Non, stressé. Mais toi, à travers ton regard saoul, tu ne voyais qu'un homme, seul, franchement pas mal, auquel tu pouvais maintenant parler de tout et de rien jusqu'à tomber de sommeil. En gros soyons clair: le faire chier. Pas que ce soit ton intention de base, mais c'était souvent le résultat, dans ce genre de situation avec toi. Tu ne marchais pas droit, tu avais un air bête collé sur le visage, tu sentais l'alcool. Je le plains déjà.

❝ ━ Eh to- ❞

Tu lui tombes dessus, te rattrapant à ses épaules. Tu le regardes avec un grand sourire, ne te doutant pas deux secondes que ton poids et ton attitude pourrait le déranger.

❝ ━ Dis, t'es qui ? On peut faire connaissance hein, haha ❞

Le début des emmerdes. Pour lui, en tout cas. À moins qu'il ne te supporte ?



Jeu 12 Avr - 20:15
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Parallel
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Because no great story starts with a salad
ft. Myl

Peter se souvint d'un film qu'il avait regardé avant-hier, la rediffusion d'un vieux film d'action hongkongais. Il admirait le style de combat du protagoniste, les techniques à mains nues de cet art martial l'avaient captivé au point qu'il lâchait son seau de popcorn par moments afin de reproduire le plus fidèlement possible les gestes du héros. Toujours face à la ruelle, le jeune homme glissa lentement son pied droit en arrière, décontracta ses muscles et positionna ses mains en avant, paumes ouvertes, à la manière du protagoniste du film. Il ne voulait plus fuir, et se sentait prêt à se défendre d'un quelconque agresseur.

Une bouteille vide roula sur le sol en provenance de la ruelle, l'individu s'approchait de plus en plus. Il se déplaçait d'un pas lourd et bruyant et raclait le mur de sa main. Un vagabond complètement saoul comme un cochon ? Peut-être. Quoi qu'il en soit Peter allait le découvrir bientôt. Une jeune femme complètement ivre en saillit, elle tenait à peine debout. À la sortie de la venelle, elle manqua de trébucher contre une boîte en carton. Elle essayait de marcher correctement, mais en vain.

« Eh to- », s'écria-t-elle tout en s'avançant vers le jeune homme.

Peter baissa sa garde. Pourquoi l'avait-il interpellé ? Serait-ce éventuellement une connaissance de « Peter » qu'il aurait oubliée ? Soudain, elle glissa. Elle évita la chute en s'agrippant à ses épaules et finit collée à lui. Le jeune homme détourna instinctivement son visage du sien, cette odeur d'alcool enivrante qu'elle dégageait lui était désagréable. Non pas qu'il ne supportait pas les liqueurs, pour preuve il buvait de temps en temps : lorsque l'envie lui prenait, il trinquait à sa solitude. Toutefois, ce n'était pas sa tasse de thé à « lui ».

« Dis, t'es qui ? On peut faire connaissance hein, haha », dit-elle tout en arborant un sourire niais.

Elle était complètement ivre. Une chose est sûre à présent, ils ne s'étaient jamais rencontré auparavant. Peter fouilla dans ses souvenirs une nouvelle fois pour s'en assurer. Alors qu'il était plongé dans ses pensées, il ressentit l'agitation de la jeune femme sur sa veste. Elle attendait probablement une réponse étant donné que Peter n'avait pas encore répondu, il inspecta le contenu de ses habits à la recherche de son téléphone portable, en vain. Il était nulle part, l'aurait-il fait tomber sans s'en rendre compte ? Il se rappela de l'avoir oublié en sortant de chez lui. Peter s'était fourré dans un sale pétrin, ou bien « dans la mouscaille » comme disait l'un de ces toxico. Sans portable, il ne pouvait communiquer avec elle, le langage des signes dites-vous ? Inutile aux vues de sa condition, il aurait l'air stupide si elle s'exclamait qu'il était à l'origine d'une nouvelle danse dérivée de la tecktonik.

Peter réfléchit alors à divers moyens pour se sortir de cette situation. Fouiller dans ses affaires à la recherche d'un téléphone afin de pouvoir appeler l'un des proches de cette jeune femme pour la raccompagner chez elle ? Idiot, même s'il parvenait à trouver son portable, il ne connaissait pas le code PIN. Et essayer de le lui demander en formant les lettres « P », « I », et « N » avec les doigts était peine perdu. Inspecter ses affaires pour tenter de dénicher un quelconque renseignement quant à son adresse ? Peter opta pour cette solution. Il passa ses mains dans les poches de la jeune femme, inspecta le contenu de chacune en prenant soin de ne pas rentrer en contact avec son corps. Au final, il ne trouva rien pouvant lui être utile. Peter poussa un long soupir, leva les yeux au ciel et poursuivit sa réflexion. Il pourrait l'héberger dans un hôtel ? Il n'avait pas son porte-monnaie ce soir-là. Il pourrait peut-être s'efforcer d'être aimable et lui donner l'hospitalité ? L'appartement de Peter n'était pas très loin, à quelques pâtés de maisons de leur position. Il se saisit alors du bras droit de la jeune femme, le passa autour de son cou et la soutint au niveau de l'épaule avec sa main libre. Peter s'était résolu à l'héberger chez lui, ainsi il se mit en marche tout en aidant la jeune femme à se déplacer.

Jeu 19 Avr - 12:53
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